vendredi 7 août 2015

Racisme structurel : négation de l'enfance et du genre envers les mineures roumaines

Racisme structurel : une enquête intitulée "Les jeunes Roumaines sont des garçons comme les autres" et parue dans la revue du GISTI, Plein Droit, éclaire les pratiques quotidiennes de la police, de la justice et du monde du travail social. Police et justice ne savent plus voir des enfants, des (toutes) jeunes filles, juste des "roumaines", à qui il semble normal de demander si elles ont des enfants ou se sont prostituées, que les peines de prison fermes attendent dans des proportions bien au-dessus de la moyenne...

« Plusieurs fois, par exemple, je suis intervenue pour des enfants roumains de moins de 13 ans qu’on mettait en cellule. Maintenant, les policiers font un peu plus attention, mais je leur rappelais que c’était pas avant 13 ans, les cellules. Et on me répondait, "bon, mais ça va, c’est des Roumains… ". Et même au niveau du tribunal il y a un traitement particulier […]. Dès le départ, on nous annonce qu’il y a des "Roumains", on sait que ça va être un circuit particulier, que systématiquement ça va être un jugement à délai rapproché… Et ça, ça me choquait beaucoup au début : j’avais l’impression qu’il y avait une justice pour tout le monde et une justice pour les Roumains"

Ces propos d'une éducatrice illustre une situation où le racisme entraîne la négation de l'enfance et de l'adolescence et des protections judiciaires qu'elles entraînent. Au point d'amener également à l'effacement du genre, les jeunes filles roumaines, au contraire des autres mineures, sont  envoyées très souvent directement en prison.


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