lundi 1 juin 2015

Le néo-nazi Boris Le Lay enfin condamné à la prison ferme.

Actualisation du 22 avril 2016:

Le tribunal correctionnel de Brest a condamné le 21 avril Boris Le Lay à deux ans de prison ferme pour incitation à la haine raciale. En septembre 2015, il s'en était pris à une procureure du tribunal de grande instance de Quimper, dont il avait mis en cause l'origine africaine. Ce sera le troisième mandat d'arrêt lancé à l'encontre de Boris Le Lay. Sa précédente condamnation à 6 mois de prison ferme pour des motifs identiques, avait précisément été prononcée par le tribunal correctionnel de Quimper, en mai 2015 pour sa diatribe raciste contre le sonneur bigouden Yannick Martin mais n'a pas été exécutée, pas plus que les autres. Boris Le Lay est supposé vivre au Japon et échappe donc à ses peines.



Memorial 98
   


Bonne nouvelle: le "blogueur" raciste, antisémite et islamophobe Boris Le Lay a été condamné à une peine de prison ferme pour des injures à l'égard d'un musicien noir. Sa condamnation est intervenue le jeudi 28 mai devant le tribunal correctionnel de Quimper, qui l’a reconnu coupable de "provocation à la discrimination raciale" et lui a infligé six mois de prison ferme. Il était poursuivi pour avoir attaqué un musicien d'un orchestre traditionnel breton en raison de la couleur de sa peau, dans une vidéo mise en ligne sur son blog en juin 2013.
Ce multi-récidiviste à déjà été condamné à de très nombreuses reprises pour ses diatribes mais il a toujours échappé à une peine ferme, comme le montrent quelques exemples que nous décrivons ci-dessous. Il relevait jusqu'ici du régime de tolérance dont jouissent aussi Soral et Dieudonné,  également habitués  aux amendes et autres peines avec sursis, ainsi que ceux qui commettent des crimes relevant de l'extrême-droite. Le Lay bénéficie évidemment du soutien constant de Soral et Dieudonné, notamment pour ses publications antisémites. A titre d'exemple de celles-ci, un texte publié en 2010 sur son sit,  présentait les Juifs comme étant "surreprésentés chez les violeurs et autres désaxés mentaux" et ayant une "nature exclusivement parasitaire et improductive". Ceci lui a valu uniquement une peine d'amende, en octobre 2014.

En mars 2014 La cour d'appel de Rennes avait  condamné Le Lay, à 16 mois avec sursis, pour incitation à la haine raciale, après des propos visant un militant du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) et une candidate PS, noire.



Boris Le Lay

Le parquet avait requis un total de 16 mois de prison ferme et 20.000 euros d'amende contre lui, lors de l'audience en février de la même année pour cette affaire. 

En mars 2011, Le Lay s'était réjoui sur l'un de ses blogs de la mort accidentelle du président de la section du MRAP de Saintes (Charente-Maritime), Serge Goldberg. Ce dernier avait été happé par un train; Le Lay réclamait du "champagne" et la "Croix de fer" (décoration nazie) pour le conducteur du train. Il avait été condamné en juin 2014 à 12 mois de prison avec sursis.
Dans cette affaire, l'avocat général de la Cour d'appel avait requis huit mois de prison ferme et 10.000 euros d'amende, estimant nécessaire, à juste titre "d'en finir avec les peines d'avertissement, sans quoi il est à craindre que Boris Le Lay ne continue longtemps ses méfaits".
Mais la cour avait choisi de confirmer le jugement de première instance, l'assortissant simplement d'une condamnation à payer 1.000 euros à plusieurs associations comme le MRAP et la Ligue des droits de l'homme.

Dans une seconde affaire, pour laquelle il avait également fait appel, le néo-nazi avait été condamné en septembre 2014 à quatre mois avec sursis et 10.000 euros d'amende pour s'en être pris, toujours en mars 2011, à une candidate socialiste d'origine africaine aux cantonales, dénonçant les "souilleurs de notre peuple". Là encore, faisant valoir "le contexte, la gravité des faits et le comportement" du prévenu, le ministère public avait requis huit mois ferme et 10.000 euros d'amende, mais la cour d'appel avait confirmé le premier jugement, avec une condamnation à verser 700 euros à la victime.

Le "blogueur"  qui dit partager son temps entre la Bretagne et le Japon, ne s'est jamais présenté à une audience de justice. Ses sites, hébergés aux États-Unis, restent actifs en permanence. Au lendemain de sa condamnation de Quimper, il a publié une vidéo maintenant l'intégralité de ses propos et appelant une nouvelle fois à "résister à l'envahissement musulman"

La nouvelle décision de justice concernant Le Lay doit être appliquée et doit constituer un exemple et une jurisprudence à l'égard de ses acolytes, semeurs de haine et de violence.

MEMORIAL 98









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