mardi 3 mars 2015

Tchétchénie: Poutine et Kadyrov tuent et répriment.




                                      Poutine et Kadyrov unis par leurs supporters




Mise à jour du 27 mai 

 
Poutine en visite à Paris: Amnesty International manifeste pour le sort des LGBT en Tchétchénie 
Une autre manifestation a lieu pour la défense de la population syrienne, massacrée par le régime Assad et l'armée de Poutine.
 Il semble que le premier  réfugié homosexuel tchétchène a été accueilli en France. C'est un point positif mais il faut d'abord faire cesser la répression sur place.
Macron et Poutine se serrent la main, mais la presse de ce dernier a violemmentcalomnié le candidat Macron, en utilisant la rhétorique antisémite et homophobe de l'extrême-droite et de Fillon:
29 avril. NTV, la deuxième chaîne du pays, diffuse un long sujet sur la « dynastie des banquiers Rothschild », qui aurait préparé la route de l’Elysée à M. Macron. Pour illustrer son propos, le journaliste se rend dans une salle de coffres-forts, ouvre l’un d’eux et en extirpe une grosse liasse de billets : « C’est comme ça que tout a commencé. » Le 5 mai, avant le second tour de l’élection, une présentatrice de Tsargrad TV annonce sans sourciller qu’il « n’est pas exclu que le candidat sodomite » Emmanuel Macron devienne le nouveau locataire de l’Elysée.
Homosexuel caché – selon l’agence pro-Kremlin Spoutnik, alimentée par le député français Nicolas Dhuicq (Les Républicains) –, marié à une enseignante « pédophile » (Komsomolskaïa Pravda).

Memorial 98




Mise à jour du 11 avril 2017:

Alerte: une vaste opération de purge contre les homosexuels est actuellement en cours dans la Tchétchénie du dictateur Kadyrov, révèle le quotidien russe Novaya Gazeta: tortures, persécutions, enlèvementsLe journal d’opposition dévoile l’existence de « camps pour homosexuels  » et relate ainsi la disparition de centaines d’hommes âgés de 16 à 50 ans, en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée. D’après les témoignages anonymes recueillis par le journal, les détenus seraient torturés. « Nous pouvons dire avec certitude qu’au moins 100 personnes ont été enlevées, que ces personnes ont été détenues illégalement en prison, elles ont été torturées avec de l’électricité et des dizaines ont été tuées, » a affirmé Igor Kochetkov, militant LGBT.

« Des purges préventives » en prévision d’une gay pride

Plusieurs ONG ont confirmé ces arrestations arbitraires et ces enlèvements. Depuis le 29 mars, le réseau LGBT de Russie diffuse un communiqué informant de la création d’une ligne d’urgence pour les habitants du Caucase du Nord : “Si vous vous sentez en danger, si l’on vous menace, contactez-nous immédiatement à l’adresse kavkaz@lgbtnet.org” ».

Des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty et HRW,  ont demandé aux autorités tchétchènes d’ouvrir une enquête. En réponse, le porte-parole de la présidence tchétchène a expliqué « qu’on ne peut pas arrêter les homosexuels en Tchétchénie, tout simplement parce qu’il n’y en a pas ! »
Cette vague de répression ferait suite aux démarches entreprises début mars par des militants de la communauté LGBT qui souhaitaient organiser des journées de "Gay Pride" dans plusieurs villes.
Comme on le sait le dictateur Tchétchène, protégé de Poutine, utilise une rhétorique prétendument "islamiste" (voir ci-dessous).
Le régime de Poutine persécute lui aussi très durement les LGBT. 
Nous soutenons l'action des ONG et exigeons que le gouvernement français ainsi que l'UE et l'ONU agissent immédiatement pour faire cesser ces crimes homophobes. 

MEMORIAL 98
Actualisation du 31 août 2016: 

Neuf ans après sa nomination par Vladimir Poutine à la tête de la Tchétchénie, le dictateur  Ramzan Kadyrov s’apprête à franchir son premier « test » électoral. 

Le scrutin, prévu le 18 septembre, en même temps que les élections législatives organisées sur tout le territoire russe, et la désignation de six autres dirigeants locaux et gouverneurs, ne sera qu’une formalité, mais  Kadyrov s’y prépare à sa manière, par une intensification de la terreur.

Pas besoin de meetings. Depuis des mois, le « candidat » tchétchène mène campagne à sa façon en faisant taire toutes les voix discordantes, même les plus modérées.
Dans un rapport de 56 pages rendu public mercredi 31 août, l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) dénonce « la répression vicieuse des critiques » dans cette petite république musulmane du Caucase russe. « Les autorités tchétchènes tyrannisent […] tous ceux dont la totale loyauté envers les dirigeants leur paraît discutable, souligne Tania Lokchina, directrice Russie de HRW. Dans ces circonstances, on voit mal comment les élections pourraient être libres et équitables. »
Menaces, agressions violentes et séances d’humiliation publique ont proliféré en 2015 et 2016. « Même les expressions les plus bénignes de désaccord sur la situation en Tchétchénie, des commentaires contredisant la politique officielle, exprimés en public ou en groupes fermés sur les réseaux sociaux, peuvent déclencher d’impitoyables représailles. » Les journalistes et défenseurs des droits sociaux, qui persévèrent à enquêter sur place, ne sont pas épargnés.
C'est donc une mascarade qui se déroulera le 18 septembre en Tchétchénie.  

Memorial 98

Mars 2015

En 1944 déjà, Staline avait déporté le peuple tchétchène qu'il accusait de "trahison" .  Pendant longtemps, les actualités soviétiques ont présenté les habitants de ce minuscule pays du Caucase comme des "bêtes sauvages" dont il fallait vaincre l'arriération et éradiquer la religion musulmane. 

Au lendemain de l'effondrement de l'URSS, la volonté d'indépendance des Tchétchènes provoque aussitôt la réaction du Kremlin, qui lance une "opération de police pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel" - tel sera le nom officiel de la première guerre déclenchée par les Russes en Tchétchénie en 1994. 

Ces guerres menées par Eltsine puis Poutine contre le peuple tchétchène  (1994-1996 et 1999-2000) ont produit d'innombrables exactions. On se souvient de la sinistre formule de Poutine :  « Il faut buter les terroristes jusque dans les chiottes ». 

Elle symbolisait la brutalité de la répression mise en place avec l'aide du dictateur local, Kadyrov. La capitale, Grozny, a été quasiment détruite. 

Le dictateur tchétchène actuel Ramzan Kadyrov, qui a été nommé par Poutine à la place de son père, tient un discours "islamiste". 
Il a imposé des lois inspirées de la charia et a mis en scène récemment une manifestation contre Charlie-Hebdo.
A propos de l'assassinat à Moscou de l'opposant Boris Nemtsov, dont ses services secrets sont soupçonnés , il déclare : « Nul doute que l'assassinat de Nemtsov a été organisé par les services secrets de l'Occident qui s'appliquent par tous les moyens à provoquer un conflit à l'intérieur de la Russie." 
Sur Arte, le documentaire de la journaliste Manon Loizeau, tourné dans des conditions particulièrement difficiles, part à la recherche des traces que le régime russe tente d'effacer. Une émission recommandée, à voir le 3 mars 2015  et en replay.
 



Memorial 98

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